Jeanne Corriveau / Le Devoir :

Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a répliqué lundi à ceux qui l’accusent d’avoir outrepassé son mandat dans son rapport sur le projet de Réseau électrique métropolitain (REM) rendu public vendredi.

Communiqué du BAPE : Précisions sur le mandat du REM

Revue de presse sur le rapport du BAPE du train de la Caisse

Découvrez tous nos articles sur le train de la Caisse

Dans un communiqué publié en fin de journée, le BAPE a affirmé avoir respecté le mandat que lui confère la Loi sur la qualité de l’environnement. « Le BAPE a pour mission d’éclairer la prise de décision gouvernementale dans une perspective de développement durable, lequel englobe les aspects écologique, social et économique », écrit le BAPE en soulignant que le promoteur est lui aussi tenu d’inclure ces éléments pour justifier la réalisation de son projet.

Vendredi, le premier ministre Philippe Couillard avait laissé entendre que le BAPE avait peut-être outrepassé ses compétences en s’attardant aux enjeux économiques du projet de train électrique de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Il avait affirmé que, malgré le refus du BAPE de donner un avis favorable au projet, celui-ci irait tout de même de l’avant selon les échéanciers prévus.

Lire sur Le Devoir

REM: certaines critiques du BAPE méritent réflexion

Françis Vailles / La Presse :

Le rapport du BAPE sur le train de la Caisse de dépôt est imparfait, mais certains de ses éléments méritent réflexion.

D’abord, il faut se rappeler le genre de créature qu’est le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). L’organisme n’a pas pour seul mandat de se préoccuper des milieux naturels, de la pollution ou des grenouilles. Il «a pour mission d’éclairer la prise de décision gouvernementale dans une perspective de développement durable, lequel englobe les aspects écologique, social et économique».

Dit autrement, l’aspect économique fait aussi partie de la mission du BAPE, quoi qu’en dise le premier ministre Philippe Couillard. Le BAPE doit voir dans quelle mesure ces trois aspects sont bien arrimés ensemble.

Or, le BAPE n’a pas pu le faire, puisque la Caisse n’a pas encore clairement dévoilé son cadre financier, notamment le rendement qu’elle exigera pour ses déposants, de même que les revenus et les coûts d’exploitation du projet.

Selon mes estimations, corroborées par différentes sources, le futur train entraînera un manque à gagner annuel de plus de 180 millions de dollars par rapport au réseau actuel, que devront assumer soit les usagers, soit les municipalités, soit le gouvernement du Québec (ou les trois). La Caisse conteste ces chiffres.

Lire sur La Presse