Michael Sabia, président-directeur général de la Caisse de dépôt et placement du Québec / Opinion, Le Devoir :

La CDPQ souhaite que les premières rames du Réseau électrique métropolitain soient en service d’ici la fin 2020

Revue de presse sur le rejet du BAPE
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Où que l’on regarde, Montréal est en mouvement.

Il y a Lightspeed et ses logiciels qui aident plus de 40 000 commerçants dans le monde à gérer leurs ventes. Il y a Hopper et son application à succès, qui prédit le meilleur moment pour acheter son billet d’avion. Il y a Rodeo FX et ses effets spéciaux pour la série Game of Thrones, qui remportent des Emmys. Il y a des chercheurs tels que Yoshua Bengio, dont les travaux repoussent les limites de l’intelligence artificielle. Il y a Moment Factory et ses événements éphémères qui éblouissent la planète.

Qu’il s’agisse de « Big Data » ou de nouveaux médias, d’intelligence artificielle ou de réalité virtuelle, Montréal jette les bases de son renouveau grâce à une nouvelle génération d’entrepreneurs et de chercheurs qui pensent et travaillent autrement.

Penser autrement, c’est ce que nous essayons de faire au quotidien à la Caisse de dépôt et placement du Québec. Et notre projet de Réseau électrique métropolitain (REM) est un bon exemple d’une façon différente d’aborder un grand projet de transport collectif.

Économie de demain

Pourquoi est-ce important ? Parce qu’il est crucial que la région de Montréal se projette dans l’économie de demain. Et que pour y arriver, elle doit pouvoir s’appuyer sur des infrastructures qui la propulsent en avant, et non qui freinent son élan. Des transports publics efficaces qui vont faire de Montréal une métropole aussi dynamique que les créateurs et entrepreneurs qui l’animent.

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Ajout :

Échéancier maintenu et risque assumé pour le projet de REM

Le PDG de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia, promet que le Réseau électrique métropolitain (REM) sera en fonction d’ici la fin de 2020, parce qu’il est « temps de livrer un projet [dans les] budgets et l’échéancier prévus », après les retards et dépassements du métro de Laval et du train de l’Est.

En entrevue au Téléjournal Grand Montréal, M. Sabia a martelé que le REM est un projet crucial pour l’avenir de Montréal, faisant écho à une lettre ouverte qu’il a publiée dans de grands quotidiens québécois, mardi.

Questionné sur les objectifs de rendement de la Caisse dans ce projet, il a soutenu qu’il ne pouvait en donner, parce que des négociations sont en cours avec le gouvernement du Québec et le fédéral au sujet d’investissements potentiels. Il a insisté pour dire qu’il ne s’agissait pas de subventions.

Un risque calculé

Michael Sabia a précisé qu’il n’y aurait aucune garantie versée par le gouvernement et que c’est la Caisse de dépôt qui assumerait le risque lié à l’achalandage dans le nouveau train.

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Une source de diversion pour la Caisse

Michel Girard / Le Journal de Montréal :

La Caisse de dépôt et placement du Québec risque fort de se mettre dans le trouble avec «son» REM (Réseau électrique métropolitain), dont le coût initialement projeté est de 5,5 milliards de dollars. La Caisse doit allonger 3 milliards dans cet ambitieux projet.

La job des gestionnaires de la Caisse, c’est de faire fructifier le bas de laine des Québécois en optimisant ses placements.

Or, en se lançant tête première dans le REM, en tant qu’investisseur, constructeur et opérateur, la direction de la Caisse va devoir déployer le gros de ses énergies à défendre constamment son projet dans toutes les étapes de sa réalisation. Et rien ne garantit évidemment que le fameux projet s’avérera rentable pour notre bas de laine. Loin de là.

Entendons-nous bien. Je ne suis pas contre le projet de REM. Je suis réticent à ce qu’il soit réalisé par la Caisse. Ce n’est pas son mandat de devenir opérateur d’un réseau de transport.

PROBLÈMES

En confiant la réalisation du REM à la Caisse, le gouvernement Couillard lui rend un mauvais service. Le REM sera une source intarissable de problèmes dans toutes les phases allant de la conception à l’opération, en passant par la construction.

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Le grand patron défend le projet

Agence QMI :

(…) «Nous avons organisé 12 soirées portes ouvertes, rencontré plus de 3 000 citoyens et discuté avec des centaines d’élus municipaux, d’administrateurs et de groupes de citoyens. De nombreuses améliorations découlent de ces échanges», écrit-il.

«Cette façon de travailler sans que tout ne soit prédéfini à l’avance est courante ailleurs dans le monde. C’est un moyen efficace de perfectionner un projet en continu, tout en s’assurant qu’il réponde aux attentes. Mais ce travail par itération, qui est le propre de la nouvelle économie, se démarque des pratiques établies.»

Impact positif

Selon lui, cette approche a aussi un impact positif sur les soumissionnaires qui se retrouvent encouragés à proposer «leurs solutions et technologies les plus innovatrices».

Par ailleurs, il reconnaît qu’il est normal qu’un projet de cette importance et de cette envergure soit scruté à la loupe et fasse l’objet de discussions.

«La Caisse a le souci constant de trouver des solutions et de s’améliorer dans la façon par laquelle elle répond à ces questions légitimes.»

Plus spécifiquement, concernant le rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), plutôt défavorable au projet, il écrit que la Caisse travaille actuellement avec le ministère de l’Environnement sur les suites à lui donner.

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