Michel C. Auger et Gérald Fillion / ICI Radio-Canada : 

Plus le temps passe, plus on en apprend sur le projet de Réseau électrique métropolitain (REM) de la Caisse de dépôt et placement du Québec, plus les coûts augmentent et, en particulier, plus la quote-part des contribuables québécois devient importante.

L’idée même de demander à la Caisse de bâtir de telles infrastructures était de libérer des ressources financières pour d’autres projets du gouvernement du Québec. Dans le jargon, le projet allait être « hors du périmètre comptable » du gouvernement.

Le projet allait être financé et opéré par la Caisse et le gouvernement du Québec ne serait qu’un investisseur comme un autre.

Dans le budget présenté mardi par le ministre des Finances Carlos Leitao, on voit que le gouvernement du Québec est tout sauf un simple investisseur. La contribution du gouvernement est passée du simple au double depuis le début du projet. Et, contrairement à ce qui avait été prévu à l’origine, le gouvernement devra contribuer financièrement à l’exploitation du réseau de façon récurrente.

Au départ, on a présenté l’investissement du gouvernement du Québec comme étant un engagement à détenir près du quart du projet. La Caisse a précisé dans un communiqué mardi soir que Québec en détiendrait 24,5 %, le gouvernement du Canada 24,5 % et la Caisse 51 %.

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On peut dire, comme la Caisse, que le projet évolue pour tenir compte des circonstances. Mais, quand on change un tel projet aussi souvent en cours de route – avec les coûts qui s’y rattachent – c’est peut-être parce qu’il a été mal conçu.

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