La Presse Canadienne :

Les Canadiens sont en droit de s’attendre à des décisions «indépendantes» découlant des processus d’évaluation de projets énergétiques comme celui d’Énergie Est, dont l’intégrité a récemment été entachée, a insisté mardi la ministre fédérale de l’Environnement. Catherine McKenna a refusé de réagir directement aux nouvelles révélations entourant l’Office national de l’énergie (ONÉ), l’organisme chargé de mener les consultations sur le projet de TransCanada. (…)

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La confirmation que le projet Énergie Est a été discuté derrière des portes closes lors de cette rencontre «discrédite totalement un processus qui manquait déjà énormément de crédibilité», a dénoncé Patrick Bonin, porte-parole de Greenpeace. L’organisation réclame la démission des deux commissaires qui étaient à la rencontre, Jacques Gauthier et Lyne Mercier. «Ils n’auraient jamais dû accepter d’y participer. Ils doivent montrer une impartialité et une transparence sans faute», a insisté M. Bonin. Le professeur spécialisé en éthique publique Luc Bégin se montre lui aussi critique face à la démarche initiée par l’Office. «Compte tenu des informations dont je dispose, il y a manifestement un défaut de transparence de la part de l’ONÉ», a-t-il commenté. «En ne rendant pas publique l’existence de telles rencontres, on laisse peser un sérieux doute quant aux objectifs recherchés et aux motivations à tenir ces rencontres», a analysé M. Bégin dans un courriel envoyé à La Presse canadienne. «On repassera pour la « saine gouvernance » d’un organisme qui, faut-il le rappeler, détient un mandat public», a poursuivi le professeur titulaire à la Faculté de philosophie de l’Université Laval.

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