Florence Sara G. Ferraris / Le Devoir :

La Ville de Montréal a dans ses cartons un plan pour rendre accessible, dès l’an prochain, l’ensemble de son réseau cyclable l’hiver. Pour y arriver, elle devra toutefois travailler en étroite collaboration avec les arrondissements et villes liées, ces dernières étant responsables de l’entretien du réseau sur le terrain, ce qui n’est pas nécessairement gagné d’avance. À terme, si tout se passe bien, cela pourrait représenter un ajout de plus de 300 km de pistes et bandes cyclables.

À l’heure actuelle, le réseau quatre saisons s’étire sur 432 km. À titre de comparaison, le réseau régulier, lui, en compte 788. Sur ce nombre, ce sont donc encore plus de 350 km qui disparaissent chaque année le 15 novembre, une fois la saison cyclable officielle terminée, pour rouvrir le 1er avril suivant. Sur le terrain, la fermeture de ces tronçons entraîne une perte d’espace pour les cyclistes, les voitures pouvant dès lors se stationner à nouveau en bordure de trottoir.

Décriée depuis de nombreuses années par la communauté cycliste, cette réalité « saisonnière » disparaîtrait à compter de l’hiver 2017-2018. C’est du moins ce qu’ont fait savoir de hauts fonctionnaires du Service des infrastructures, de la voirie et des transports et du Bureau des transports actifs de la Ville de Montréal lors d’un atelier offert jeudi dans le cadre de la cinquième édition du Congrès vélo d’hiver, organisé par Vélo Québec. Dans le cadre d’une présentation sur l’évolution et le maintien du réseau quatre saisons dans la métropole, ces employés de la Ville ont indiqué que l’administration visait une intégration complète de son réseau régulier à son réseau hivernal.

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