Causeur.fr :

Entrevue avec Marie Dosé, avocate de l’association Sherpa.

Extrait :

«Dès 2011, lorsque la guerre civile éclate, Lafarge prend soin de rapatrier ses salariés français et de ne garder que ses employés syriens, ce qui est assez révélateur. Le maintien de l’activité de la cimenterie les mettait en danger. Pour se rendre à l’usine, ils devaient passer, au péril de leur vie, par des checkpoints contrôlés par Daech, et s’exposaient notamment à des enlèvements. Lesquels faisaient bien sûr l’objet de demandes de rançons que Lafarge payait parfois, et parfois pas. À ce jour, un salarié syrien est toujours porté disparu. Bref, pour maintenir son activité économique, Lafarge n’a pas hésité à sacrifier ses salariés ; leurs témoignages sur ce point sont d’ailleurs édifiants.»

Lire sur Causeur.fr