Hugo Lavallée et Mathieu Potvin / ICI Radio-Canada :

Le 20 juin 2008, Jean Charest évoquait pour la première fois un « Plan Nord ». Trois ans plus tard, il présentait sa vision du développement du Nord québécois : 80 milliards d’investissements en 25 ans et la création ou le maintien de 20 000 emplois par an. Six ans après, voici un état des lieux.

Lorsqu’on met les pieds à Matagami, on n’a pas à chercher bien longtemps pour trouver quelqu’un qui a du bien à dire du Plan Nord.

(…)

Bref, les résultats du Plan Nord sont mitigés, et varient beaucoup d’une région à l’autre, principalement en fonction des métaux que chacune exploite.

C’est le prix des métaux qui constitue en fait le Plan Nord.
– Thierry Rodon, titulaire de la Chaire sur le développement durable du Nord à l’Université Laval

M. Rodon doute de l’influence des politiques gouvernementales. « C’est quelque chose de très différent de ce qui s’est passé, par exemple, au moment du développement de la Baie-James. […] Là, c’était l’État qui finançait des projets de développement hydroélectrique pour créer de la richesse au Québec. Dans le cas du Plan Nord, c’est le privé qui développe et c’est du développement minier à la base. […] Ça va toujours dépendre du prix du minerai », résume-t-il.

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