Caroline Montpetit / Le Devoir :

Les Québécois achètent en moyenne 26 kg de textiles par année et en jettent 23 kg durant la même année. De ces déchets, 40 % prennent le chemin du site d’enfouissement, 5 % sont vendus dans les friperies, 30 % sont recyclés pour faire d’autres vêtements, et 25 % sont envoyés dans d’autres pays. C’est ce que racontait jeudi Lis Suares, fondatrice d’Ethik et Fem International, lors d’un atelier du Festival Mode et design, qui se poursuit jusqu’au 20 août à Montréal. L’atelier mettait en vedette les designers Marie Saint Pierre et Tara St James, toutes deux pratiquant un mode de production éthique, et Kate Black, auteure du livre Magnifeco et animatrice du réseau de conférences du même nom. Ainsi, Marie Saint Pierre racontait comment elle veille à ce que soient utilisées au maximum les retailles de tissus lors de la confection de ses vêtements. Cette confection se fait d’ailleurs localement, à tel point que la circulation entre les points de production se fait souvent à pied et non en voiture, dit-elle. Tara St James, designer d’origine montréalaise établie à New York, expliquait pour sa part inscrire dans ses vêtements le contact exact du lieu de production du tissu ainsi que le nom de la couturière qui les a assemblés.

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