Marco Fortier / Le Devoir :

Un nouveau livre décrit la croissance exponentielle de l’agriculture urbaine, y compris à Montréal

On se croirait en campagne. Il y a des plants de tomates et de concombres, des fines herbes, des haricots, des fleurs comestibles. L’air est frais. Ça sent bon. On se trouve pourtant en plein centre-ville, dans un potager aménagé sur le toit d’un pavillon de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Des jardins comme celui-là poussent par dizaines à Montréal : sur les toits, dans les cours arrière des résidences, sur les balcons, sur des bouts de trottoir et même sur des terrains La révolution de l-agriculture urbaine_Jennifer Cockrall-King_Ecosocietevacants, publics ou privés. Plus de quatre Montréalais sur dix (42 %), soit 800 000 personnes, pratiquent le jardinage en ville. (…)

Jusqu’à récemment, le phénomène était perçu comme une affaire de pelleteux de nuages. L’agriculture urbaine est désormais prise au sérieux par des économistes, des entrepreneurs et des penseurs du monde entier, qui voient là un modèle d’avenir. « Quand j’ai commencé mes recherches, je ne savais pas qu’il existait un mouvement d’une telle ampleur pour l’agriculture urbaine. Ce n’est pas une mode passagère : on sait maintenant hors de tout doute que l’agriculture de proximité est viable », dit Jennifer Cockrall-King, auteure de l’essai La révolution de l’agriculture urbaine, paru en français aux éditions Écosociété.

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