ICI Radio-Canada :

Une partie des eaux usées de quelques résidences de Rimouski s’écoule directement et sans traitement dans l’environnement, et ce, jusqu’au fleuve Saint-Laurent. La Ville compte régler le problème, mais pas avant 2018.

La vue en plongée sur Rimouski et le fleuve Saint-Laurent est superbe depuis le chemin du Sommet. Ce qui l’est moins, c’est ce que la Ville a découvert il y a deux ans.

En 2014, un inventaire des installations septiques dans le secteur surélevé de la municipalité a permis à la Ville de découvrir que cinq propriétés rejetaient ponctuellement des eaux usées, selon Anne Barrette, la directrice du Service urbanisme, permis et inspection pour la Ville de Rimouski.

Depuis, des travaux ont permis de colmater deux des cinq installations problématiques.

De la ville au fleuve

Deux petits ruisseaux traversent le secteur et aident l’écoulement des rejets vers la ville.

Mme Barette confirme que ces polluants se rendent ultimement jusqu’au fleuve, mais affirme que l’impact sur l’environnement est mineur.

S’il y a un rejet, où se rend le rejet, ben ultimement il se rend jusqu’au fleuve, c’est sûr. Mais en principe l’eau est absorbée par le sol et le sol nettoie le contaminant jusqu’à un certain point.
–Anne Barrette, directrice du Service urbanisme, permis et inspection pour la ville de Rimouski

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Eau contaminée à Lac-Beauport: l’heure juste en début de semaine

Ian Bussières / Le Soleil :

(Québec) Les quelque 300 citoyens de Lac-Beauport dont les puits artésiens pourraient avoir été contaminés par le déversement d’eaux usées provenant de l’école Montagnac devraient avoir en début de semaine l’heure juste sur la qualité de leur eau potable.

«Comme une analyse hydrogéologique est quelque chose qui pourrait prendre des semaines, voire des mois, nous avons opté pour l’analyse de l’eau de chaque puits, un exercice qui prend de 24 à 48 heures dans les laboratoires certifiés. Bref, les gens qui ont pris leurs échantillons aujourd’hui même [vendredi] devraient connaître leurs résultats dimanche ou lundi», a expliqué au Soleil Jean-François Duchesne, conseiller en santé environnementale à la Direction de santé publique.

M. Duchesne estime qu’il est possible que le déversement d’eaux usées dans le fossé de drainage n’ait pas contaminé les puits des résidents. «Le sol a quand même un potentiel filtrant et, si j’avais à miser, je dirais qu’il n’y aurait pas de problème, car les puits artésiens sont très profonds. Je serais plus inquiet s’il s’agissait de puits de surface. Par contre, il n’est pas impossible qu’il y ait contamination si, par exemple, la roche mère est à fleur de sol et s’il y a des fissures.»

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