David Rémillard / Le Soleil :

(Québec) Malgré les plaintes et les commentaires de cyclistes disant craindre des cas d’emportiérage, la Ville de Québec n’entend pas repeindre les lignes du corridor cyclable de la 3eAvenue cette année. Si elle ajuste le tir, elle attendra plutôt l’an prochain après avoir analysé les données du premier été de son projet-pilote. Inauguré officiellement le 8 juillet, le tout nouveau corridor de 2,3 kilomètres reliant les quartiers Limoilou et Saint-Roch est déjà fort populaire. L’initiative a aussitôt été encensée par les organismes prônant la mobilité durable dans la capitale, mais des erreurs d’exécution commencent à faire surface. Si le segment de la rue du Pont fait quasi l’unanimité, celui de la 3e Avenue suscite quelques inquiétudes. (…)

«Le segment sur la rue du Pont est réussi et un bel ajout au réseau cyclable de Québec. Cependant, nous ne pouvons pas nous réjouir des installations sur la 3e Avenue, car le tracé actuel […] incite un comportement qui met en danger les usagers», peut-on lire dans la missive publiée intégralement sur le site de l’organisme Le Vélurbaniste. (…)

«Nous croyons que cette voie cyclable pourrait être directement la cause d’incidents causant de graves blessures et potentiellement mettre des vies en danger. […] L’emportiérage est un danger [qui] peut être mortel lorsque le cycliste est projeté dans la voie de circulation automobile», exposent-ils. «Nous demandons que les voies de circulation automobile de la 3e Avenue soient réduites à 2,7 mètres, ce qui laisserait 2,1 mètres pour les stationnements latéraux et 1,9 mètre pour les bandes cyclables.» Yan Turgeon, de l’organisme Le Vélurbaniste, considère que cette proposition est «réaliste». Tout comme le collectif, il est d’avis que la bande cyclable est actuellement exposée à la «zone d’emportiérage» et qu’elle mérite donc un ajustement à venir.

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