ICI Radio-Canada :

Des propos du premier ministre Justin Trudeau disant vouloir « éliminer progressivement » les sables bitumineux ont rapidement provoqué l’indignation de certains politiciens albertains sur les réseaux sociaux.

En s’exprimant à une assemblée à Peterborough en Ontario, dans le cadre de sa tournée pancanadienne, le premier ministre a été interrogé sur l’approbation des pipelines par son gouvernement et sur son engagement envers l’environnement.

« Je l’ai souvent dit, on ne peut pas faire un choix entre ce qui est bon pour l’environnement et ce qui est bon pour l’économie », a déclaré Justin Trudeau. « Nous ne pouvons pas fermer les sables bitumineux demain. Nous devons les éliminer progressivement. Nous devons gérer la transition de notre dépendance aux combustibles fossiles. »

Lire sur ICI Radio-Canada

Note écoQuébec Info : C’est propos du premier ministre Justin Trudeau sur la diminution des sables bitumineux ne concordent pas avec ses actions, puisqu’il a approuvé le plan sur les changements climatiques de l’Alberta qui permet une augmentation de 40 % des émissions de GES de ce secteur. Le plan albertain de novembre 2015 prévoit un plafond de 100 millions de tonnes de CO2 par année, alors que les émissions étaient de 72 millions à l’époque.

justin-trudeau_diminution-sables-bitumineux_pf

Le Canada doit cesser d’extraire les sables bitumineux

AFP :

(…) Les sables bitumineux sont décriés pour le coût économique et environnemental de leur extraction. Présent sous forme sablonneuse dans le sous-sol de la forêt boréale, le pétrole est produit au terme d’un long processus polluant et énergivore.

Ce pétrole n’est rentable que si le cours mondial du baril est élevé. En octobre et en décembre, deux géants des hydrocarbures, Shell puis Statoil, ont d’ailleurs décidé de se désengager des sables bitumineux canadiens.

Lire sur Le Journal de Montréal

«On ne peut pas choisir entre l’environnement et l’économie»

AFP et La Presse Canadienne :

(…) «On ne peut pas choisir entre l’environnement et l’économie», a affirmé en outre Justin Trudeau, convaincu de pouvoir concilier la lutte contre le réchauffement climatique et la croissance économique.

Engagé à réduire les émissions canadiennes de gaz à effet de serre conformément à l’Accord de Paris, ratifié par le Canada, Trudeau a ainsi annoncé cet automne une taxe nationale sur le carbone effective en 2018, avec l’appui de l’Alberta, province où est concentrée l’industrie pétrolière.

Lire sur Les Affaires

National Observer : Alberta Premier Rachel Notley says oilsands ‘not going anywhere any time soon’