Marc Ferland, membre du Comité vigilance hydrocarbures de la MRC de Lotbinière, Saint-Antoine de Tilly / Le Peuple de Lotbinière :

OPINION. Le 8 février dernier, la compagnie Questerre Energy Corporation annonçait dans un communiqué qu’elle se prépare à effectuer des «projets pilotes» d’exploration du gaz de schiste dans Lotbinière et Bécancour, deux MRC.

Elle évalue à 70% la probabilité de développer commercialement une part des permis d’exploration qu’elle détient dans ces MRC, sur la base du potentiel d’acceptabilité sociale et de la faible densité de population.

Il s’agit là d’un revirement spectaculaire de la situation qui a prévalu au cours des dernières années. En effet, le rapport du BAPE de décembre 2014, commandé par le gouvernement du Québec, avait conclu que la fracturation hydraulique entraînerait des risques pour l’environnement et pour la sécurité publique. Ce rapport soulignait aussi le fait que l’exploitation de gaz de schiste ne serait pas rentable au cours des 25 premières années d’exploitation, car les coûts qu’elle entraînerait dépasseraient les redevances perçues par Québec.

M. Couillard avait alors commenté ce rapport en disant qu’«il n’y aura pas d’exploitation de gaz de schiste au Québec» et que, de toute façon, «l’acceptabilité sociale n’est pas là».

Depuis, nombre d’études scientifiques ont clairement démontré, à partir des expériences américaines (rapport de l’Environmental Protection Agency du 13 décembre 2016) et canadiennes, le caractère hautement risqué de la fracturation hydraulique (aussi appelée stimulation et complétion).

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