Valérie Borde / L’actualité :

Les risques semblent moins graves que ce qu’imaginent bien des opposants, mais ils sont bien réels, et seuls des règlements stricts pourraient rendre cette technique acceptable, dans certains cas.

Après des mois, voire des années, de consultations et de tergiversations, le gouvernement du Québec s’apprête à adopter un projet de loi hautement controversé sur sa politique énergétique.

Le projet de loi 106 encadre à la fois les modalités de la transition énergétique, qui doit mener à l’atteinte des cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 2030, et l’exploitation des hydrocarbures en sol québécois. Le Parti québécois et de nombreux groupes, dont le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec, souhaitaient que ces deux éléments ne soient pas regroupés et accusent le gouvernement libéral de prendre en otage la transition énergétique pour faire adopter le chapitre controversé sur les hydrocarbures.

Parmi les éléments qui font débat, la question de la fracturation hydraulique est la plus controversée et la plus cruciale: si cette technique d’exploitation des gisements «non conventionnels» de pétrole et de gaz était interdite, la quasi-totalité des projets tomberaient à l’eau. Or, même si le premier ministre Philippe Couillard affirmait encore récemment qu’il n’y aurait pas de fracturation hydraulique dans la vallée du Saint-Laurent, le projet de loi 106 reste muet à ce sujet.

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