Brite Pauchet / Agence Science-Presse :

BOSTON —Comment faire en sorte que la science et les recommandations basées sur des données crédibles enrichissent les politiques publiques ? Rémi Quirion, le scientifique en chef du Québec, a brièvement exposé les clés du modèle québécois en la matière à ses collègues scientifiques réunis ce weekend à Boston dans le cadre du congrès de l’Association américaine pour l’avancement des sciences.

Le poste de scientifique en chef du Québec, souligne Rémi Quirion, en est un de conseiller et non de décideur. Il est essentiel, insiste-t-il, de bâtir une relation de confiance qu’il s’agisse d’interactions avec les élus ou avec le public. Ainsi, il est appelé à proposer des solutions aux nombreux défis que devra prochainement relever la province : vieillissement de la population, effet des changements climatiques sur les villes ou pollution du fleuve.

D’autres sujets intéressent aussi les élus, ajoute-t-il. À l’occasion d’un Petit déjeuner à l’Assemblée nationale, ces derniers ont suggéré tenir des consultations autour d’au moins 52 sujets… dont les fameux ciseaux génétiques CRISPR-Cas9. Mais la plupart du temps, ces échanges prennent une forme plus informelle : un coup de téléphone, une question et une réponse qui doit venir en quelques heures. Un surhomme, le Scientifique en chef ? Plutôt quelqu’un qui sait entretenir son réseau, celui des chercheurs des Fonds de recherche du Québec qui peuvent répondre rapidement aux questions qui tuent.

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