La Presse Canadienne :

Des constructeurs automobiles disent craindre qu’il soit ardu de se plier à une nouvelle loi au Québec qui les oblige à vendre un nombre minimal de véhicules électriques, hybrides rechargeables ou équipés de piles à combustible à l’hydrogène.

Pour les modèles 2018 et les subséquents, 3,5 % de toutes les ventes automobiles dans la province devront correspondre à ces types de véhicules. Ce seuil grimpera à 15,5 % pour les modèles de 2025.

Le Québec est la seule province à avoir adopté une telle loi. Les entreprises qui ne respecteront pas ce seuil devront acheter des crédits d’autres constructeurs automobiles. On ignore quelles sanctions seraient imposées aux constructeurs qui enfreindraient la loi, alors que les réglementations qui définiraient ces modalités n’ont pas été dévoilées.

Le président de Constructeurs mondiaux d’automobiles du Canada (CMAC), David Adams, a estimé la semaine dernière au Salon de l’auto de Montréal que les mesures étaient « très agressives », ajoutant que ce serait un « grand défi » de trouver une façon de respecter les objectifs du gouvernement. L’entrée en vigueur de la loi — adoptée en octobre — devrait être repoussée, a affirmé M. Adams, disant que les efforts de l’industrie automobile pour réduire les émissions de gaz à effet de serre par l’entremise du développement de véhicules hybrides, de même que les améliorations d’efficacité énergétique dans les véhicules non électriques, devraient être reconnus. Le ministre de l’Environnement du Québec, David Heurtel, n’a pas répondu à une demande de commentaire sur les craintes de l’industrie. Des responsables ont plutôt relayé les requêtes au site Web du ministère.

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