Jeanne Corriveau / Le Devoir :

Promise par Québec en 2014, mais reportée à l’arrivée de chaque nouveau ministre des Transports, la refonte du Code de la sécurité routière pourrait se concrétiser en 2017. Des consultations pilotées par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) débuteront lundi avec, entre autres au menu, la difficile cohabitation entre les usagers de la route et l’éventuelle légalisation de la marijuana.

Le décès de la cycliste Mathilde Blais, happée par un camion sous le viaduc de la rue Saint-Denis en avril 2014, avait eu l’effet d’un électrochoc. Le ministre des Transports de l’époque, Robert Poëti, avait alors promis de moderniser le Code de la sécurité routière.

Après des mois de discussions à la Table de la sécurité routière, certains amendements ont pu être apportés, notamment en ce qui a trait à l’emportiérage et aux dépassements des cyclistes, mais la réforme attendue ne s’est toujours pas réalisée. Arrivé en poste en août 2016, le ministre Laurent Lessard a décidé d’élargir le débat et d’inciter les citoyens à participer à l’exercice visant à améliorer la sécurité routière.

À compter de lundi, un questionnaire en ligne permettra aux personnes intéressées de faire leurs suggestions. Les citoyens ou groupes pourront aussi soumettre un mémoire ou participer aux séances de consultation qui se dérouleront du 3 février au 3 mars dans onze villes, dont Montréal, Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières, Chibougamau et Rimouski.

Les plus vulnérables

Vélo Québec, qui avait participé aux précédentes discussions, a toujours les mêmes préoccupations. « On trouve qu’il y a un changement de paradigme à adopter pour mettre en avant un principe de prudence afin que les plus vulnérables soient mieux protégés et que les plus dangereux aient plus de responsabilités envers les plus vulnérables », explique Magali Bebronne, chargée de projet en transports actifs à Vélo Québec.

Elle cite à titre d’exemple les vélorues, ces zones où la priorité est accordée aux vélos. L’actuel Code de la sécurité routière ne permet pas d’en implanter, puisqu’il oblige les cyclistes à se tenir à droite sur la chaussée, explique-t-elle : « La prépondérance de l’automobile par rapport aux autres usagers s’applique toujours. »

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La SAAQ vous demande comment améliorer la sécurité routière

TVA Nouvelles :

La Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) recueillera vos idées pour améliorer la sécurité sur les routes de la province.

Un sondage sera disponible en ligne à partir de lundi prochain. Des assemblées publiques se tiendront également à compter des prochaines semaines.

«On s’est inspiré des organisations les plus performantes, des administrations les plus performantes en sécurité routière, notamment la Suède, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, qui ont aussi tenu des consultations citoyennes auprès du public pour aller chercher des idées innovatrices pour améliorer leur bilan routier, explique François Rémillard, organisateur de la consultation. Et ça a donné des résultats.»

L’an dernier, 361 personnes ont trouvé la mort sur les routes de la province. Un premier recul après huit ans d’amélioration du bilan routier.

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Communiqué : Pour améliorer le bilan routier du Québec – La consultation publique sur la sécurité routière débute lundi

Ajout :

Début de la consultation publique sur la sécurité routière

Andréanne Chevalier / Journal Métro :

Une consultation publique sur la sécurité routière au Québec, menée par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) en collaboration avec le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, débute lundi.

Jusqu’au 3 mars, les citoyens, groupes et associations pourront donner leurs opinions sur les enjeux touchant la sécurité sur les rues et les routes du Québec, de même que sur les moyens à prendre pour rendre ces milieux plus sûrs. Parmi les thèmes abordés, il y a l’aménagement, la signalisation et l’entretien des infrastructures routières, les cyclistes et les piétons, les véhicules lourds, les drogues au volant et la santé des conducteurs.

La consultation se déclinera en trois formes: questionnaire à remplir sur le web, consultations régionales dans 11 villes et dépôt d’une lettre ou d’un mémoire.

«Il n’est pas nécessaire d’être un spécialiste de la sécurité routière pour participer à la consultation puisqu’une expérience ou une idée personnelle peut être tout à fait pertinente et faire avancer la réflexion», a affirmé Claudia Di Iorio, une des deux porte-paroles de la consultation avec Alain Gelly.

Des documents d’information sur les thèmes concernés et sur le bilan routier au Québec sont disponibles sur le site web de la consultation.

Des consultations régionales dans toute la province

Les consultations auront lieu à Chibougamau (3 février), Val-d’Or (6 février), Gatineau (8 février), Baie-Comeau (10 février), Rimouski (14 février), Trois-Rivières (16 février), Saguenay (20 février), Sainte-Adèle (22 février), Sherbrooke (24 février), Montréal (27 et 28 février) et Québec (2 et 3 mars). Il est nécessaire de s’inscrire en ligne pour pouvoir participer aux consultations régionales. Si la demande de participation à ces événements dépasse la capacité d’accueil, le choix des participants se fera selon la diversité des sujets et des opinions qui sera mise de l’avant, assure Gino Desrosiers, relationniste média de la SAAQ.

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