Stéphane Poirier / Le Mouton Noir :

Sans les énergies fossiles, nous n’aurions pas pu abattre des millions d’hectares de forêt, nous n’aurions pas pu détériorer le climat planétaire autant qu’aujourd’hui, nous n’aurions pas pu contaminer les sols avec une agriculture industrielle et nous n’aurions jamais pu « minéraliser » autant le milieu que nous l’avons fait par la construction de nos cités contemporaines. Il est tout à fait simple de comprendre qu’en raison de la « minéralisation globalisante » des espaces vivants, nous sommes au bord du précipice… On ne peut perturber le fragile équilibre d’une écosphère au-delà d’une certaine limite.

Les activités humaines sont de plus en plus considérées comme un agent d’érosion géologique au même titre que la glace, l’eau et le vent. Certains scientifiques nomment « Anthropocène » la nouvelle période géologique pendant laquelle les technologies occidentales auront marqué la Terre, et ce, jusqu’à sa lithosphère. Le géologue émérite, George Ter-Stepanian, affirmait : « Les changements technologiques [ont] fait entrer la Terre dans une phase évolutive sans précédent qui [va] se poursuivre au cours du prochain millénaire. »

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