Jean-François Hotte / Opinion, Le Devoir :

Avant de me lire, il faut faire abstraction de sa sensibilité et de la compassion qu’on éprouve pour les gens qui ont perdu leur maison dans le terrible feu qui fait rage actuellement à Fort McMurray ; faire abstraction de ces vies chamboulées. Dans mon cas, toute cette histoire a fait remonter des souvenirs à la surface. En 2009, j’avais déménagé à Fort McMurray. Comme plusieurs autres Canadiens, je cherchais un moyen rapide de m’en sortir. Un salaire de 100 000 $ par année, c’était attrayant pour un jeune de 20 ans tout juste diplômé du cégep : « Je vais mettre de l’argent de côté, payer mes dettes d’études et je reviendrai au Québec avec un gros char. »

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