Valérie Gaudreau / Le Soleil :

(Québec) «Est-ce qu’on va dépenser plus d’un milliard sur un projet qui n’est pas le bon?» Le projet de service rapide par bus (SRB) privilégié par l’administration Labeaume a été décidé trop vite, sans assez de consultation et avec un mauvais tracé aux yeux d’Anne Guérette. Si la candidate à la direction de Démocratie Québec devient mairesse en 2017, elle arrêtera les machines sur ce projet, le temps de revoir de fond en comble le plan de mobilité durable.

«J’entends encore dire : « Le maudit SRB, on n’en veut pas. » La preuve n’est pas faite que c’est le bon projet», lance Anne Guérette en entrevue éditoriale au Soleil.

Un long entretien pendant lequel il a beaucoup été question de transports : un sujet chaud qui touche autant les banlieues que le centre-ville, qui concerne l’aménagement du territoire, la densification, la consultation populaire. Autant de thèmes chers à celle qui est élue depuis 2007.

«J’aime mieux qu’on prenne un temps et qu’on réaligne la mobilité sur les bons rails pour les 15 prochaines années», explique Mme Guérette.

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Lehouillier craint de devoir payer une partie du SRB

(Québec) Le maire de Lévis Gilles Lehouillier s’inquiète de «rumeurs» qui circulent voulant que les Villes de Québec et de Lévis puissent être appelées à payer entre 10 % et 25 % du coût du Service rapide par bus (SRB). Ce qu’il refuse de faire.

M. Lehouillier presse les gouvernements provincial et fédéral de dévoiler comment ils comptent financer cet important projet de transport en commun pour la région, qui coûtera au minimum un milliard de dollars. «En ce qui me concerne, c’est fondamental. Parce que ma capacité de payer en dépend», a-t-il évoqué en point de presse avant le conseil municipal lundi soir.

M. Lehouillier a exposé publiquement ses craintes après avoir eu écho de discussions de fonctionnaires. «Actuellement, il y a plusieurs scénarios qui se promènent, qu’on entend dans les rumeurs», dit-il. D’abord le scénario d’un financement à 75 % par le provincial et à 25 % par les Villes de Québec et de Lévis. «Si le fédéral embarque, est-ce que ça va être 50 % [provincial], 40 % [fédéral] et 10 % pour nous [les Villes], on n’en sait rien», lance M. Lehouillier. «Certains fonctionnaires semblent dire qu’ils ne changeront pas les règles du jeu.»

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