Annie Morin / Le Soleil :

(Québec) Pour le service rapide par bus (SRB) entre Québec et Lévis, contre un troisième lien routier au-dessus du fleuve Saint-Laurent et pour une taxe sur le nombre de kilomètres parcourus en ville. L’entrepreneur vedette Alexandre Taillefer n’a pas hésité à se positionner sur les enjeux de transports de la région de Québec, lundi, lors de la première de trois conférences qu’il prononcera dans la capitale.

Le président fondateur de Téo Taxi, ex-dragon de Radio-Canada, était de passage devant la Corporation d’employabilité et de développement économique communautaire (CEDEC) de Québec, pour parler d’économie et plus particulièrement d’économie sociale. (…)

«C’est sûr que je ne serai pas la personne la plus populaire à Québec en parlant de ça. La dernière fois que j’ai parlé de hausse du prix de l’essence, j’ai mangé une volée de bois vert. Mais je pense qu’à titre de société, on doit regarder les arguments économiques reliés au coût de l’étalement urbain. Il y a une croissance de l’automobile aujourd’hui qui est presque le triple de la croissance de la population. Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas», a-t-il fait remarquer lundi.

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Le troisième «problème»

Marie-Philippe Gravel-Carpentier, étudiante en Sciences humaines, Collège Laflèche / Le Nouvelliste :

Depuis plusieurs semaines, le projet de faire un troisième lien entre les villes de Québec et Lévis fait couler beaucoup d’encre et suscite de nombreuses réactions. Plusieurs formes possibles pour ce troisième lien étaient proposées: pont-tunnel, pont, service d’autobus, etc. Finalement, la forme retenue par le gouvernement provincial et les villes est celle du pont-tunnel. En effet, celui-ci traverserait le fleuve Saint-Laurent par l’ouest pour relier les deux rives. Cependant, il convient de se demander si ce pont-tunnel est réellement la meilleure solution pour relier Québec et Lévis. Pour ma part, je pense que le pont-tunnel n’est pas la meilleure façon de relier ces deux villes.

Premièrement, qui dit «troisième lien Québec-Lévis» dit une autre voie de circulation et qui dit une autre voie de circulation, dit encore plus de circulation. En effet, il y a déjà 152 000 automobilistes qui empruntent le pont de Québec (33 000) ou le pont Pierre-Laporte (119 000) et ce, quotidiennement. Un troisième lien pourrait donc inciter les personnes, qui d’habitude prennent les transports collectifs, à utiliser leur véhicule. Imaginez alors les heures de pointe que cela créerait: un cauchemar pour les automobilistes comme dans la métropole.

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Un troisième lien, et quoi après ?

Yves Poulin / Opinion, Le Soleil :

Il est étonnant de voir nos politiciens locaux envisager la construction d’un troisième pont qu’il soit à l’est ou à l’ouest de la ville. Croire qu’un troisième pont (ou tunnel), au coût probable de 3 milliards, règlera les problèmes de circulation automobile aux heures de pointe relève tout simplement de la pensée magique !

Car un pont additionnel ne suffira pas, il faudra y ajouter des autoroutes et des accès additionnels; tout cela a également des coûts. Qu’il s’agisse de Lévis ou Québec, il est illusoire de penser qu’on va détruire des édifices pour ajouter des voies permettant l’accès à leurs centre-ville. Car ce n’est pas seulement aux ponts qu’il y a des bouchons de circulation, mais également pour entrer ou sortir du centre-ville. La circulation automobile à Québec, en dehors des heures de pointe, est fluide. Attaquons-nous donc au problème de circulation aux heures de pointe. Il y a plusieurs solutions déjà évoquées dans la presse écrite. Par exemple, l’utilisation des traversiers existants pourraient être favorisée par un tarif préférentiel subventionné et la fréquence augmentée aux heures de pointe. Combiné à d’autres solutions peu coûteuses, cela améliorerait sensiblement la circulation aux heures de pointe.

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Téo Taxi dans les rues de Québec l’été prochain

Pierre Couture / Agence QMI :

Les taxis électriques de Téo Taxi rouleront dans les rues de Québec d’ici le 30 juin prochain, promet Alexandre Taillefer. De passage à Québec lundi, l’homme d’affaires a promis que sa flotte de taxis aux couleurs verte et blanche serait assurément en activité l’année prochaine dans la capitale. «C’est un peu plus long prévu. Mais on va être là en 2017», a-t-il indiqué.

L’homme d’affaires dit être toujours en pourparlers avec des propriétaires de taxis qui offriraient en location leur permis à l’entreprise. Téo (pour transport écologique optimisé) fonctionne à partir d’une application mobile. La flotte de voitures est composée uniquement de véhicules électriques et l’entreprise dispose de son propre réseau de recharge. Des écrans sont également mis à la disposition des usagers dans les voitures.

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