Serge Genest, Québec / Opinion, Le Devoir :

Les débats qui entourent présentement la traversée du territoire québécois par l’oléoduc d’Énergie Est ne font que reprendre les scènes d’un film maintes fois jouées : forêts, mines, rivières, fleuve, villages, terres agricoles, tout est vendable, tout est achetable. C’est combien ? Combien de fois a-t-on évoqué, depuis des décennies, l’argument repris par l’Union des producteurs agricoles, il y a quelques jours, selon lequel il est impossible de s’opposer à la puissance financière de l’industrie pétrolière, d’empêcher l’accaparement des terres de producteurs agricoles pour faciliter l’installation du pipeline de TransCanada ? Certains d’entre eux ont d’ailleurs déjà négocié le prix de vente de leur propriété.

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