Florence Sara G. Ferraris / Le Devoir :

Avec ses chutes de neige et sa température en yo-yo, l’hiver change complètement le visage de la ville. Changements qui transforment, à leur tour, la mobilité des citadins. Mais alors que pour la plupart des gens ces variations saisonnières demeurent anecdotiques au quotidien, elles peuvent devenir une importante source de stress pour ceux qui peinent à se déplacer sans une aide quelconque.

Marielle Dagenais déteste prendre l’autobus. À 71 ans, elle n’a pourtant pas le choix d’opter pour ce mode de transport l’hiver, une ordonnance médicale l’obligeant à remiser sa voiture du 15 décembre au 15 mars. Rencontrée mardi dernier à un débarcadère situé à l’angle des rues Ontario et Frontenac, dans l’est de Montréal, la septuagénaire regarde sa montre, ne cachant pas son exaspération. « Je déteste attendre, lance-t-elle, en laissant échapper un léger soupir. J’ai l’impression d’avoir les jambes sciées. En tout cas, je peux vous dire que je compte les jours qui nous séparent du printemps ! »

Malgré son mécontentement évident, la vieille dame s’estime tout de même bien chanceuse de ne pas avoir eu à déneiger sa voiture au cours des derniers jours. « À mon âge, je n’aurais jamais eu la force de soulever toute cette neige, reconnaît-elle en contemplant les amoncellements glacés qui persistent toujours sur le trottoir, quelques jours plus tard. En fait, les jours de tempêtes, je les passe enfermé chez moi. C’est bien trop dangereux dehors. »

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