Jean-Robert Sansfaçon / Le Devoir :

Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) vient de rendre publique l’étude d’impact effectuée par la filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec, promoteur du projet de train électrique à Montréal. Quiconque peut consulter le volumineux dossier sur le site du BAPE et demander la tenue de consultations d’ici le 12 septembre. Au coût prévu de 5,5 milliards de dollars, la moitié assumée par les gouvernements et l’autre par le promoteur, le train du Réseau électrique métropolitain (REM) sera entièrement automatisé et roulera dans un corridor à deux voies de 67 kilomètres reliant la Rive-Sud à l’ouest de l’île en passant par le centre-ville. Accueilli avec surprise et enthousiasme après des années de surplace, le REM suscite aussi plusieurs réserves et critiques dont on ne peut pas faire l’économie. Pour cause, puisqu’il présente aussi des inconvénients, dont l’un des plus évidents est de n’être relié au métro que par un long corridor de la gare centrale. Si le réseau comptait autant de stations que nécessaire pour accéder rapidement à tous les lieux de travail des usagers ciblés sur son parcours, le problème serait mineur. Mais compte tenu de la technologie choisie, plutôt lourde et coûteuse malgré la désignation de train léger, le nombre d’arrêts minimal prévu obligera un grand nombre de clients à emprunter l’autobus ou la navette pour entreprendre et conclure leur périple, ou même pour passer d’un mode de transport à l’autre.

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Train de la Caisse: des impacts «inacceptables»

Jacques Sideleau, Montréal / Opinion, Le Devoir :

Sans vouloir être rabat-joie, je ne comprends pas que l’on mette tant d’enthousiasme dans le projet de train électrique de la Caisse de dépôt. Je m’explique. Selon ce qu’on rapporte depuis quelque temps dans les médias, des portions de lignes existantes du train de banlieue devront être rendues caduques pour laisser la place au train électrique de la Caisse.

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