François Cormier / ICI Radio-Canada :

Plus d’une cinquantaine de propriétaires pourraient voir leur terrain réquisitionné en raison de la construction du Réseau électrique métropolitain, ce train électrique mis de l’avant par une filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec. CDPQ-Infra assure toutefois que les propriétaires concernés sauront d’ici la fin de l’année ce qu’il adviendra de leur terrain. CDPQ-Infra n’aura pas nécessairement besoin de tous les terrains qu’elle a identifiés dans une première vague de réserves foncières en mai dernier. Au cours des dernières semaines, certains propriétaires ont appris que leurs terrains n’étaient plus nécessaires pour la construction du REM. CDPQ-Infra s’engage maintenant à ce que tous les autres propriétaires soient fixés d’ici la fin de l’année, idéalement en septembre et en octobre. « Des arpenteurs font le tour pour cibler les besoins précis, indique Jean-Vincent Lacroix, directeur des relations médias chez CDPQ-Infra. Nous allons tenter de relocaliser les propriétaires dont nous aurons besoin des terrains. »

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BAPE sur le train de la Caisse: peu de réponses aux questions du public

Bruno Bisson / La Presse :

Si la première séance d’examen du projet de Réseau électrique métropolitain (REM) par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a révélé une chose, hier, c’est qu’il reste encore bien des enjeux à clarifier concernant cet important projet de train électrique de 5,5 milliards. Plus d’une centaine de personnes ont assisté hier à cette première soirée de consultation, où des individus et des organismes ont défilé au micro pour obtenir plus d’information sur le projet – des grands enjeux financiers soulevés par sa réalisation jusqu’aux questions simples concernant l’emplacement d’une gare, les connexions avec les réseaux de rues locales ou la durée de vie des infrastructures ou des voitures électriques. À une question provenant d’un citoyen, le président de CDPQ Infra, la filiale de la Caisse de dépôt au placement du Québec responsable du projet, Macky Tall, a reconnu qu’on ne connaît pas encore, à cette étape, la hauteur du rendement financier que les déposants de la Caisse pourraient attendre de ce projet de transport collectif.

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Le BAPE amorce ses audiences sur le projet de train électrique de la Caisse

Jeanne Corriveau / Le Devoir :

Le REM fera-t-il gagner du temps aux résidants de la Rive-Sud ? Plusieurs questions restent sans réponse

Le président de Transport 2000, François Pepin, a beau avoir épluché les milliers de pages de documents déposés devant le BAPE, il s’interroge encore sur plusieurs aspects du projet du REM. D’autant que plusieurs études, dont celles sur l’achalandage et la circulation, n’ont toujours pas été dévoilées, même si le BAPE a commencé ses travaux. François Pepin se questionne notamment sur les temps réels de déplacement, particulièrement pour les résidants de la Rive-Sud. « La Caisse a donné des temps de parcours, mais il s’agit de données de gare à gare. Nous, on voudrait savoir combien ça prendra de temps pour l’usager qui part de chez lui à Brossard, comparé au service d’autobus actuel », a indiqué au Devoir M. Pepin. CDPQInfra a brossé un tableau des temps de parcours et a déterminé que le trajet entre la Rive-Sud et le centre-ville serait de 15 à 17 minutes. M. Pepin déplore aussi que la Caisse n’ait pas évalué l’impact du REM sur le réseau de transport actuel, notamment le métro. Il craint notamment que les passagers du Train de l’Est, qui n’auront plus de lien direct avec le centre-ville et qui devront changer de train à la station de l’autoroute 40, décident de prendre le métro déjà engorgé plutôt que de monter dans le REM. « Il y a déjà trop de monde sur la ligne orange », souligne M. Pepin. Transport 2000 s’inquiète aussi du financement du projet et se demande quelle part pourrait être demandée aux municipalités.

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Ajout :

Le train électrique de la CDPQ

Richard Lahaie / L’aut’journal :

Au début de l’été, le président de la Caisse de dépôts et placements du Québec (CDPQ), annonçait un nouveau projet de transport en commun à Montréal. Le projet est l’implantation d’un nouveau système de transport en marge de ceux existant (métro, autobus et train de banlieue). Celui-ci, utiliserait le nouveau pont Champlain, en provenance de Brossard, jusqu’à la Gare centrale. Puis il utiliserait les voies du train de banlieue Montréal-Deux-Montagnes. À la hauteur de l’arrondissement Saint-Laurent, une autre voie se dirigerait vers l’Aéroport de Dorval, et une autre vers la pointe ouest de l’île. Cinq milliards et demi est le coût pour sa réalisation. Premièrement, est-ce que l’on a demandé à la population ce qu’elle en pensait de l’utilisation de son « bas de laine » pour financer un projet que le gouvernement du Québec ne veut pas financer. D’ailleurs, pourquoi le gouvernement ne veut pas financer ce projet, lui qui trouve toutes les excuses pour ne pas réaliser le prolongement de la ligne bleue jusqu’à Anjou. Quand on regarde la répartition des élus du Parti Libéral du Québec (PLQ), on se rend compte que l’Est de Montréal n’est pas sa clientèle, mais que celle du « west island » est la sienne. C’est celle-ci qui bénéficierait du projet de la CDPQ.

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REM : la Caisse de dépôt vise un achalandage quotidien de 141 000 passagers en 2022

Jeanne Corriveau / Le Devoir :

Avec la construction d’un Réseau électrique métropolitain (REM), la Caisse de dépôt et placement du Québec espère transporter quotidiennement 141 000 passagers dès 2022, dont plus de 74 000 dans l’axe du pont Champlain. Dans le cadre des travaux du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), CDPQ Infra a dévoilé mardi le sommaire des études d’achalandage préliminaires pour son projet de train électrique. Sur l’ensemble du réseau de 67 km qui reliera Brossard à Sainte-Anne-de-Bellevue, avec des liens vers l’aéroport Montréal-Trudeau et Deux-Montagnes, CDPQ Infra anticipe près de 36,8 millions de déplacements annuellement à compter de 2022, deux ans après la mise en service des premières rames. Ce nombre pourrait grimper à près de 48,8 millions en 2041.

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141 000 personnes attendues chaque jour dans le REM en 2022

ICI Radio-Canada :

Le porte-parole de la Caisse, Jean-Vincent Lacroix, rappelle que ces données sont des estimations. « Tous les scénarios qui sont présentés à l’heure actuelle sont conservateurs », précise-t-il. « Le tracé a continué à être optimisé dans les dernières semaines », soutient Jean-Vincent Lacroix. « Un exemple très concret est que les temps de parcours ont déjà été réduits de 10 %. Le temps de parcours peut être optimisé quand on raffine le tracé, par exemple les courbes d’accélération et de décélération sont améliorées, ce qui permet de pouvoir gagner des secondes et éventuellement des minutes », affirme-t-il. La Caisse de dépôt et placement du Québec prévoit publier une étude finale sur l’achalandage à l’automne 2016.

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La hausse d’affluence mise en doute par une experte

Christopher Nardi / Le Journal de Montréal : 

La Caisse de dépôt croit pouvoir convertir des milliers de personnes au transport collectif grâce à son train

La filiale infrastructures de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) espère attirer près de 37 millions d’utilisateurs dans la première année de la mise en service du Réseau électrique métropolitain (REM), selon un sommaire d’études d’achalandage réalisées par la firme Steer Davies Gleave. À titre comparatif, ce chiffre représente le double du nombre de voyageurs (18,8 millions) qui fréquentent présentement l’ensemble du réseau de trains de banlieue de l’Agence métropolitaine de transport (AMT). Or, c’est en se basant sur ces prévisions «optimistes» que le bas de laine des Québécois assure que son projet de 5,5 G$ sera rentable, explique Florence Junca-Adenot, professeure à l’UQAM et ancienne PDG de l’AMT. «Tout le REM repose sur une augmentation de l’achalandage, et le financement du projet repose sur une fréquentation bien supérieure à ce qu’on voit aujourd’hui. Donc la Caisse doit nous présenter un plan concret pour montrer comment elle va réaliser cette augmentation», dit-elle.

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