Bruno Bisson / La Presse :

Le maire de Laval, Marc Demers, a fait entendre une note discordante hier dans le concert d’éloges faits par les municipalités à l’endroit du projet de Réseau électrique métropolitain (REM) de la Caisse de dépôt et placement du Québec, en déplorant l’absence d’informations sur le coût et les impacts du projet pour sa ville. Devant la commission du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) qui examine ce vaste projet de transport collectif de 5,5 milliards, le maire Demers a parlé d’un «grand inconfort» à l’égard d’un projet «qui nous est, en quelque sorte, imposé».

Le maire de la troisième ville en importance de la province a estimé que l’échéancier de réalisation de ce projet de train de 67 kilomètres, comptant 24 stations, prévu pour la fin de 2020, «est tout à fait déraisonnable». Dans ses recommandations à la commission du BAPE, la Ville de Laval réclame au gouvernement un délai de six mois pour permettre aux villes de mesurer les impacts à long terme sur la planification régionale des transports en commun. «C’est quoi qu’on achète, et quel prix ça va coûter à nos citoyens? On ne le sait pas, et c’est la source de nos inquiétudes.» – Marc Demers, maire de Laval

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Chambly et Saint-Jean souhaitent un prolongement du REM

ICI Radio-Canada :

Les villes de Chambly et de Saint-Jean-sur-Richelieu demandent le prolongement du tracé du train électrique de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Leurs maires viennent de déposer une étude au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), qui tient actuellement des consultations sur le projet de Réseau électrique métropolitain (REM). Le promoteur de ce vaste projet de train électrique montre toutefois peu d’empressement à modifier le tracé pour rejoindre ces villes montérégiennes. CDPQ-Infra, la filiale de la Caisse de dépôt qui pilote le projet, affirme que c’est Québec qui en a déterminé les orientations, selon les besoins prioritaires en matière de transport collectif. Les maires de Chambly et de Saint-Jean-sur-Richelieu réclament l’ajout d’une dizaine de kilomètres de rails et d’une gare à l’angle des autoroutes 10 et 35. Ils estiment que le tracé actuel de ce système léger sur rail (SLR) désavantage leur région.

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Les villes s’inquiètent de l’échéancier «déraisonnable»

Philippe Orfali / Le Devoir :

L’ambitieux projet de Réseau électrique métropolitain (REM) est doté d’un échéancier « déraisonnable », et les liens censés le raccorder au métro de Montréal sont loin d’être à la hauteur, soutiennent maintenant les villes de l’île de Montréal et Laval, tandis que d’autres municipalités, situées dans les couronnes nord et sud de la métropole, revendiquent elles aussi leurs propres stations. Groupes, citoyens et municipalités se sont succédé, mardi, au second jour de la deuxième partie des rencontres du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) sur le REM, le mégaprojet d’infrastructures de la Caisse de dépôt et placement (CDPQ).

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Les stations supplémentaires du REM doivent être opérationnelles dès la phase 1, juge Coderre

Jeff Yates / Journal Métro :

Les quatre stations du Réseau électrique de Montréal (REM) prévues pour les quartiers centraux doivent être opérationnelles dès la première phase du projet en 2021, sans quoi il n’atteindra pas son plein potentiel, assure le maire de Montréal, Denis Coderre. Ce dernier était de passage mardi devant le Bureau d’audience publique en environnement (BAPE), qui étudie le projet du REM, pour déposer un mémoire au nom de toutes les municipalités de l’île de Montréal. Selon lui, en plus de la station de la Gare centrale, déjà confirmée, les stations prévues pour le bassin Peel (Griffintown) et les stations de métro McGill et Édouard-Montpetit sont «vitales» pour que le REM ait les effets escomptés sur la desserte en transports en commun de la métropole.

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