Francis Vailles / La Presse :

La Caisse de dépôt et placement du Québec ne parviendra pas à rentabiliser son train électrique avec les seules recettes tarifaires et les contributions que versent actuellement les municipalités et les gouvernements au réseau.

Selon une analyse fouillée, le projet souffrira d’un manque à gagner d’environ 240 millions de dollars par année. Ce trou budgétaire annuel devra être comblé par une nouvelle contribution provenant des municipalités, du gouvernement du Québec ou des usagers.

Pour tirer de telles conclusions, nous avons épluché le rapport d’achalandage final du Réseau électrique métropolitain (REM) et les budgets de l’Agence métropolitaine de transport (AMT), de la Société de transport de Montréal (STM) et des autres réseaux de la région. Deux experts qui travaillent dans le secteur des transports en commun depuis plusieurs années ont participé à l’exercice.

Selon nos informations, le gouvernement du Québec est bien conscient de ce coûteux problème, qui n’était pas connu du public depuis le lancement du projet, en janvier 2015. Au départ, les observateurs avisés avaient tous compris que le REM s’autofinancerait, en quelque sorte, c’est-à-dire qu’il ferait ses frais grâce à l’explosion de la fréquentation, à la plus-value foncière et à une contribution des gouvernements équivalente à celle d’aujourd’hui.

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