Patrick Barnard – Membre du conseil de la Coalition verte et professeur au collège Dawson / Opinion, Le Devoir :

Le 22 avril 2016, la Caisse de dépôt et placement du Québec tenait une conférence de presse à Montréal. Le p.-d.g. de la Caisse, Michael Sabia, y annonçait que le fonds de retraite entendait utiliser 3 milliards de dollars du bas de laine québécois pour construire un immense système de train électrique de 5,5 milliards de dollars dans la région montréalaise. Pour compenser les dépenses en immobilisations, le fonds de retraite compte sur Ottawa et Québec pour verser 2,5 milliards de dollars de plus provenant des contribuables. (…)

Tout d’abord, le projet de la Caisse est très dispendieux, trois fois plus en fait qu’un réseau bien intégré de tramways ou de transport par réseau ferré léger (LRT). Les plateformes de béton surélevées du REM seront dix fois plus dispendieuses qu’une station de tramway ou de LRT. Elles seront donc clairsemées, ce qui nécessitera d’immenses terrains de stationnement pour assurer l’accès aux usagers. De plus, toute la moitié est de l’île de Montréal est injustement négligée. Mieux encore, le REM ne fusionnera pas avec le réseau de transport de Montréal et cannibalisera les services de train existants. Le REM, dans le plan originel, n’a même pas eu une seule véritable connexion intermodale avec le métro ! (voir « Les failles du projet du Réseau électrique métropolitain », Gagnon et Lefebvre, Le Devoir, 25 mai 2016).

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