Ian Bussières / Le Soleil :

(Québec) Même si l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis ramène la possibilité de voir se réaliser l’oléoduc Keystone XL, TransCanada assure que le projet Énergie Est demeurera aussi sur les rails quoi qu’il arrive.

«Énergie Est doit desservir un marché très différent de celui de Keystone XL et les deux projets sont appuyés par les expéditeurs de pétrole de l’Alberta. Les producteurs pétroliers veulent transporter leur produit aux raffineries ou au port d’exportation. Il n’y a donc aucun danger pour Énergie Est. N’oublions pas que quand ce projet a été lancé en 2013, Keystone XL était déjà à l’étude par les autorités canadiennes et américaines», a expliqué au Soleil Tim Duboyce, porte-parole de TransCanada.

«Les trois raffineries de l’est du pays [Suncor à Montréal, Valero à Lévis et Irving Oil à Saint-Jean (Nouveau-Brunswick)] importent des milliers de barils de pétrole par jour de pays comme l’Arabie Saoudite, le Nigeria ou les États-Unis parce qu’on manque de capacité d’oléoducs au Canada. Elles ont donc aussi besoin d’Énergie Est pour réduire leur dépendance au pétrole étranger, comme les raffineries de l’Ontario dont presque 100 % du pétrole provient de l’Ouest canadien», poursuit M. Duboyce.

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Note écoQuébec Info : Contrairement aux affirmations de TransCanada, les deux raffineries du Québec n’importent plus de pétrole de l’Arabie Saoudite depuis plusieurs années. L’inversion de la ligne 9b d’Enbridge permet d’acheminer 300 000 barils de pétrole par jour depuis l’Alberta jusqu’à Montréal, et ensuite à Lévis. De plus, Irving a affirmé qu’elle allait continuer à importer du pétrole de l’Arabie Saoudite même si Énergie Est était construit.