Florence Sara G. Ferraris / Le Devoir :

De Saint-Michel à Pointe-aux-Trembles, en passant par Parc-Extension et le Plateau-Mont-Royal, les Montréalais sont-ils égaux dans leurs choix de transport ? Une analyse du Devoir montre que les inégalités socio-économiques jouent un rôle important dans l’accès aux transports collectifs et actifs.

Plus dépendants des transports collectifs en raison de leur réalité financière, les Montréalais vivant dans les quartiers les plus défavorisés de l’île sont pourtant ceux qui y ont le moins accès. Et si dans certains cas, comme dans les secteurs plus excentrés, c’est parce que les infrastructures sont insuffisantes, dans d’autres ce sont plutôt les conditions d’accès aux réseaux — tant physiques que temporelles — qui posent un épineux problème.

« Nous ne sommes pas tous égaux dans notre mobilité, insiste Florence Paulhiac Scherrer, titulaire de la Chaire In.SITU à l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal. Et c’est le cas même pour ceux qui ont accès au transport de masse. Prenez, par exemple, un résidant du Plateau en comparaison à quelqu’un qui vit dans Hochelaga. Ils ont tous deux accès à une ligne de métro, mais ils ne sont pas confrontés aux mêmes réalités territoriales. Celui qui habite dans Hochelaga a plus de chance d’avoir à traverser une large artère, par exemple, pour se rendre à l’édicule le plus proche. »

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