Camille B. Vincent / Le Soleil :

(Québec) Des gens d’affaires québécois unissent leur voix à celles d’écologistes pour réclamer auprès de Québec un virage dans le secteur des transports, notamment sur la question du transport collectif.

Une telle demande n’a rien de nouveau pour les groupes environnementalistes québécois, mais constitue une première démarche «formelle» et «publique» de la part d’organisations du monde des affaires, selon Philippe Bourke, directeur général du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ). On demande ainsi «des investissements gouvernementaux immédiats, afin d’organiser une transition énergétique efficace dans le secteur des transports», peut-on lire dans un communiqué émis tôt mercredi matin par la coalition formée par le Conseil patronal de l’environnement du Québec, le Conseil du patronat du Québec, la Chambre de commerce et d’industrie de Québec, Destination centre-ville, l’Association du camionnage du Québec, la Fondation David Suzuki, Équiterre, Vivre en ville et le RNCREQ.

Lire sur Le Soleil

Gens d’affaires, industriels et écologistes interpellent Québec sur le transport durable

ICI Radio-Canada :

Le poids du secteur des transports dans le bilan environnemental du Québec est tel qu’il provoque d’improbables alliances entre des leaders du monde des affaires, de l’industrie et des écologistes.

Le Conseil du patronat du Québec (CPQ), l’Association du camionnage du Québec, Équiterre et la Fondation David Suzuki s’unissent ainsi pour réclamer du gouvernement des investissements massifs dans le transport collectif et les infrastructures pour stimuler l’économie, lutter contre les changements climatiques et réduire la congestion routière.

« Au Québec, le transport en commun génère près de trois fois plus d’emplois et de retombées que les investissements en transport automobile », avancent les signataires. « Même l’Ontario, qui ne dispose pas d’un tel avantage, prend actuellement ce virage vers le transport collectif. Le Québec doit emboîter le pas à son voisin ontarien; il en va de notre compétitivité et de notre prospérité. »

Dans la foulée des accords de Paris et du sommet de Marrakech, le front commun presse le gouvernement du Québec d’intervenir dans le milieu des transports qui était, en 2013, responsable de 43 % des émissions totales de gaz à effet de serre (GES) de la province.

Lire sur ICI Radio-Canada

Communiqué : Émissions de GES : les entreprises ne pourront pas tout faire seules – Gens d’affaires, industriels et écologistes s’unissent pour demander un virage en transport