Gilles Gagné / Collaboration spéciale, Le Soleil :

Les chefs Jean-Charles Piétacho, Manon Jeannotte et Jacques Tremblay sont prêts à s’interposer physiquement devant la progression des initiatives d’exploration d’hydrocarbures

(Gaspé) Trois chefs représentant treize communautés autochtones de la Côte-Nord, de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent ont déposé hier une position soudée contre le développement des hydrocarbures, que ce développement passe par la fracturation hydraulique à Anticosti et à Gaspé, les forages dans le golfe Saint-Laurent ou l’installation d’un pipeline passant par l’Est-du-Québec. L’un de ces chefs, Jean-Charles Piétacho, d’Ekuanitshit, mais au nom de huit autres chefs innus de la Côte-Nord, a clairement indiqué que les Autochtones, dont les chefs se disent outrés de ne pas avoir été consultés jusqu’ici, prendraient tous les moyens, politiques, légaux et physiques pour bloquer l’une ou l’autre des initiatives que tenteraient les compagnies pétrolières et gazières dans les trois régions.

«Nous allons utiliser tous les moyens possibles, politiquement, à travers des correspondances, légalement, parce que nous avons quatre injonctions déposées, dont une interlocutoire qui sera entendue à Québec en décembre 2016, en plus d’une mobilisation de nos dirigeants», a indiqué le chef Piétacho vendredi à Gaspé. (…)

Le chef Piétacho a été plus incisif à l’endroit du premier ministre québécois. «Couillard, c’est fini, c’est fini ça, pour l’île d’Anticosti et pour le golfe Saint-Laurent […] Je vais être devant la foreuse.» Il a indiqué que les huit autres Premières Nations du Québec appuyaient par résolution les Innus, les Micmacs et les Malécites. (…)

Les 13 communautés autochtones s’unissant dans cette coalition regroupent environ 28 000 membres.

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Micmacs, Innus et Malécites s’unissent contre la fracturation hydraulique

Jean-François Deschênes avec la collaboration de Sébastien Desrosiers et Martin Toulgoat / ICI Radio-Canada :

Les communautés micmaques de Gespeg, Listuguj et Gesgapegiag, de même que les Nations Innus de Mingan et les Malécites de Viger, ont annoncé leur opposition catégorique à l’utilisation de fracturation hydraulique et de stimulation chimique lors des projets d’exploration des hydrocarbures sur leurs territoires.

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