La Presse Canadienne :

(…) Si les doléances de la Saskatchewan, de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador ont été relayées par les conservateurs aux Communes, les néo-démocrates ont jugé qu’il s’agissait d’un plan bien timide. La preuve: l’ex-premier ministre Stephen Harper prônait dans un discours en mai 2008 un système de plafonnement et d’échange dont le prix du carbone s’élèverait à 65 $ la tonne dix ans plus tard. On est donc bien loin du 10 $ prévu en 2018 par Justin Trudeau, a illustré le chef néo-démocrate sortant Thomas Mulcair. «C’est de la supercherie conservatrice-libérale. Qu’est-ce que le premier ministre va dire à la prochaine génération lorsque sa trahison aura aggravé les changements climatiques et menacé leur avenir sur la planète?», a demandé M. Mulcair. Il est à noter que le prix suggéré par les conservateurs en 2008 s’inscrivait dans le cadre d’une bourse et non d’une taxe — un plan par ailleurs abandonné par la suite.

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Du climat à la santé : Trudeau, une main de fer dans un gant de velours

Emmanuelle Latraverse / ICI Radio-Canada :

En annonçant unilatéralement un cadre pour la tarification du carbone au pays, Justin Trudeau a envoyé un signal clair aux provinces : Ottawa consulte, écoute, mais se réserve le dernier mot. Eh oui, ça vaut aussi pour le dossier de la santé. « On aurait dit que l’air s’était soudainement retiré de la pièce. » C’est ainsi que le ministre du Yukon Currie Dixon a décrit la réaction de ses pairs des provinces lorsqu’ils ont appris que la proposition de négociation que venait de leur faire la ministre fédérale venait d’être annoncée à tous les Canadiens par le premier ministre aux Communes.

Finie la négo. Les provinces auront toutes un prix sur le carbone, taxe ou bourse, dès 2018. Point final. Le gouvernement Trudeau venait de sonner la fin de la récréation. En annonçant unilatéralement un cadre pour la tarification du carbone au pays, Justin Trudeau a certes pris les provinces par surprise. Il a surtout envoyé un signal assez clair quant à sa vision du fédéralisme. Ottawa consulte, écoute, mais se réserve le dernier mot.

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Changement climatique fédéral

Denis Ferland / Le Devoir :

Le document d’information d’Environnement Canada dit que le gouvernement « propose » une tarification, le communiqué de presse parle d’une « annonce ». Personne n’est dupe, le gouvernement fédéral aurait pu écrire « impose ». Ottawa fera rapidement remarquer que quatre provinces représentant 80 % de la population canadienne ont déjà choisi la tarification. Le fait que trois ministres de l’Environnement des provinces restantes claquent la porte de la conférence fédérale-provinciale qui se tenait à Montréal au moment où M. Trudeau se levait en Chambre montre que le dossier change d’allure. Si c’est avec un esprit d’Équipe Canada et de belles prises d’images que M. Trudeau pilotait jusqu’à maintenant le dossier de la lutte contre les gaz à effet de serre (GES) — invitation aux provinces à la conférence de Paris, signature de la Déclaration de Vancouver —, la belle harmonie vient d’être troublée. La conférence des premiers ministres prévue pour décembre se préparera dans un tout autre climat, sans jeu de mots. (…)

Et si une province refuse ? Ottawa administrera la taxe, mais, bon prince, laissera les revenus à la province. On laisse de côté l’esprit de franche camaraderie cher à M. Trudeau et on passe aux choses sérieuses.

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La taxe carbone est «essentielle», selon Trudeau

Joël-Denis Bellacance / La Presse :

(Ottawa) Faisant fi de la colère de certaines provinces, le premier ministre Justin Trudeau a défendu bec et ongles sa décision d’imposer une taxe carbone de 10 $ la tonne à compter de 2018, affirmant que cette mesure est «essentielle» pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), responsables du réchauffement de la planète. Après avoir vu les ministres de l’Environnement de trois provinces – Saskatchewan, Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve – quitter précipitamment une rencontre convoquée par la ministre fédérale Catherine McKenna à Montréal pour élaborer un plan national de lutte contre les changements climatiques, lundi, M. Trudeau a affirmé que l’environnement n’est pas une compétence exclusive des provinces et qu’Ottawa a l’obligation d’agir pour respecter ses engagements internationaux. Si le premier ministre de la Saskatchewan Brad Wall l’accuse de vouloir mettre sur pied une deuxième mouture du Programme énergétique national – un programme honni dans les provinces de l’Ouest mis sur pied par Pierre Trudeau en 1980 qui visait notamment à maintenir les prix du pétrole bas – le gouvernement Trudeau rétorque qu’une taxe carbone demeure le moyen le plus efficace pour réduire les émissions de GES.

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Plan sur le climat: Ottawa a besoin de l’appui des provinces, martèle Notley

La Presse Canadienne :

La première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, a affirmé que le gouvernement Trudeau aurait bien du mal à mettre en application son plan sur le climat sans l’appui des partenaires provinciaux. Mme Notley a toutefois reconnu, mardi, que l’Alberta avait peu de leviers juridiques à sa disposition pour obtenir un nouveau projet d’oléoduc en échange du soutien de la province à une taxe nationale sur le carbone.

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