Pierrot Péladeau / Le Journal de Montréal :

Adopter les cibles de réduction de GES de Stephen Harper démontre mécompréhension des défis, manque de courage ou d’habileté, ou manœuvre de duperie. Plus tôt cette semaine, le journaliste Joël-Denis Bellavance révélait que le gouvernement Trudeau se serait «résigné» à adopter les cibles de réduction de gaz à effet de serre (GES) du précédent gouvernement conservateur de Stephen Harper. Quelques jours plus tard, ces confidences de sources anonymes ont reçu confirmation de la part de la députée libérale, Filomena Tassi. Personne ne conteste que déjà seulement rattraper les vieilles cibles établies pour 2020 et 2030 par le gouvernement Harper s’avérera une entreprise exigeante. D’où, selon les hauts fonctionnaires fédéraux, qu’il «faut d’abord être en mesure d’atteindre ces cibles en ayant un plan crédible pour y arriver avant d’aborder la prochaine étape. Une fois qu’on aura ce plan, on pourra se pencher sur les nouvelles cibles». À première vue, un tel étapisme paraît rationnel et pragmatique. En réalité, c’est une recette, non seulement pour le ratage de la cible pour 2050, mais aussi pour de cuisants échecs économiques, sociaux et environnementaux.

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