Sophie-Hélène Lebeuf / ICI Radio-Canada :

Le président désigné des États-Unis, Donald Trump, a d’importants intérêts financiers dans le projet Dakota Access de l’entreprise Energy Transfer Partners, auquel s’opposent les Sioux de Standing Rock, au Dakota du Nord. C’est l’un des nombreux exemples de conflits d’intérêts apparents dans lesquels se retrouve le multimilliardaire.

Pendant la campagne présidentielle, celui qui était alors candidat républicain a appuyé le projet Keystone XL de TransCanada, qui doit transporter le pétrole des sables bitumineux albertains vers le centre des États-Unis. Il est cependant resté muet sur le pipeline Dakota Access, un projet auquel il n’est pas étranger.

Quelques jours avant le scrutin, le quotidien britannique The Guardian révélait ses liens financiers avec la pétrolière texane Energy Transfer Partners. Selon les informations transmises par son équipe de campagne à la Federal Election Commission, l’organe de régulation électoral américain, ses investissements dans l’entreprise totalisent entre 500 000 $ et un million de dollars.

L’homme d’affaires a de plus des investissements d’un montant équivalent dans la société énergétique Philipps 66, qui aura une participation de 25 % dans le projet Dakota Access une fois qu’il sera terminé.

Donald Trump contrôle plus de 500 entreprises, ce qui place le président américain désigné dans une situation inédite. Les experts font valoir que ses multiples intérêts financiers, aux États-Unis comme à l’étranger, pourraient ouvrir la porte à de nombreux conflits d’intérêts, apparents ou bien réels.

Lire sur ICI Radio-Canada

Ajout :

Conflit d’intérêts!

Sylvio Leblanc, Montréal / Opinion, Le Devoir :

(…) . Comment le président désigné, Donald Trump, arbitra-t-il correctement ce conflit musclé à compter du 20 janvier s’il garde ses actions dans Energy Transfer Partners (ETP), la compagnie chargée de la construction de l’oléoduc ? Il est certain à 100 % que son appui n’ira pas aux Amérindiens, mais à ETP, dont le p.-d.g. a d’ailleurs versé — sage précaution —, 100 000 $ à sa campagne présidentielle. Révoltant ! Tout mon soutien va à David Archambault II (un patronyme d’origine française), président de la réserve indienne, et aux 8250 Lakotas y résidant.

Lire sur Le Devoir