Isabelle Paré / Le Devoir :

L’ère Trump n’en est qu’à ses débuts, mais le souffle du nouveau gouvernement déferle déjà dans les agences fédérales. Notamment à l’Agence de protection de l’environnement (EPA), où un gel généralisé a été décrété sur toute nouvelle embauche, subvention ou contrat de recherche et les employés ont été priés de s’abstenir de toute communication publique ou sur les réseaux sociaux.

Ce gel, confirmé mardi par le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, pourrait avoir un impact important sur les recherches menées pour lutter contre les changements climatiques, notamment sur celles déployées pour minimiser les impacts du phénomène sur la santé de la population américaine, ont commenté hier plusieurs experts. On ignore pour l’instant combien de temps durera ce gel.

« Si les politiques du gouvernement Trump rouvrent les portes à l’exploitation du charbon et du gaz de schiste, il y aura des impacts non seulement sur le réchauffement, mais aussi sur la qualité de l’air et la santé. Ce sont les Américains qui seront d’abord touchés. En ce sens, ils vont se priver eux-mêmes de données pour pouvoir mesurer l’impact de ces politiques sur la santé de leurs propres citoyens », a déploré le chercheur Pierre Gosselin, responsable scientifique du Programme Climat et Santé à l’Institut national de santé publique (INSPQ) et coordonnateur du volet santé du groupe Ouranos.

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