Jean-François Boisvert / Acadie Nouvelle :

Depuis quelques semaines, 47 nouvelles turbines éoliennes produisent de l’électricité dans la région de la baie des Chaleurs.

Inauguré en début décembre, le parc éolien de Mesgi’g Ugiu’s’n (Grand vent) en Gaspésie a atteint sa pleine capacité de production jeudi. Il est l’aboutissement de plusieurs années de planifications et de négociations avec le gouvernement et Hydro-Québec (contrat d’achat d’électricité d’une durée de 20 ans).

En terme de construction, le projet aura vu le jour passablement rapidement, soit en deux ans. Le coût: 338 millions $.

«Nous avons réussi à respecter l’échéancier ainsi que le budget. Tout est allé selon les plans», exprime non sans une certaine fierté Troy Jerome, président sortant du conseil d’administration du projet.

«Nous voulions démontrer au gouvernement, à la région ainsi qu’à l’industrie que nous pouvions être des partenaires fiables et compétents pour des projets d’envergures. Et je crois que nous avons réussi avec succès», ajoute-t-il.

Le parc comme tel est composé de 46 turbines d’une capacité de 3,2 MW et une de 2 MW, pour une capacité totale de 150 MW. Construit sur les terres situées derrière Pointe-à-la-Croix, ce dernier a la particularité d’être la copropriété à parts égales de la compagnie Innergex et du consortium formé des trois Premières nations micmaques de la Gaspésie (Listuguj, Gesgapegiag et Gespeg).

Lire sur Acadie Nouvelle

Les énergies solaires et éoliennes : des solutions viables et rentables pour les communautés nordiques au Canada

Raymond Desmarteau / ICI Radio-Canada :

Le plus récent rapport du programme du Fonds mondial pour la nature (WWF) en Arctique canadien, Fuelling Change in the Arctic – Phase II (trad. : Alimenter le changement en Arctique, phase 2) affirme que l’utilisation d’énergies renouvelables en Arctique est non seulement possible mais pourrait être financièrement rentable.

Cette seconde phase du rapport du WWF a été menée par l’Université de Waterloo en Ontario. La première phase s’est penchée sur cinq communautés du Nunavut – Baker Lake, Saniqiluaq, Arviat, Rankin Inlet, et Iqaluit — où, croyaient les chercheurs, l’usage d’énergies propres et renouvelables pourrait avoir un effet très positif, financièrement parlant.

Cette première phase a généré un modèle d’émissions sur vingt ans.

Selon les données et les projections, une combinaison d’énergies renouvelables – éolienne, solaire – pourrait générer une très forte diminution des émissions du dioxyde de carbone tout en réduisant sérieusement les coûts d’entretiens.

Lire sur ICI Radio-Canada