Boucar Diouf / La Presse :

Parlant de l’île d’Anticosti, le premier ministre Couillard, qui a un attachement indéniable pour les lieux, disait ceci: « Le délabrement de ce milieu unique ne portera pas ma signature… » Le problème, c’est que des milieux uniques comme Anticosti, on en trouve dans bien des endroits de la province et il faudrait peut-être aussi se soucier de leur protection avec autant d’émotion.

Récemment, on apprenait que 5,5 millions de dollars parmi l’argent reçu par la pétrolière Junex pour décamper d’Anticosti serviraient à augmenter ses activités sur le site Galt, non loin de la ville de Gaspé. Est-ce qu’il y aura de la fracturation hydraulique à moyen ou long terme ? L’histoire ne le dit pas, mais il est permis de se poser ces questions: « Pourquoi est-il plus noble de protéger Anticosti de l’exploration pétrolière que la péninsule gaspésienne ? Pourquoi minimiser les inquiétudes des Gaspésiens pour leurs sources d’eau potable ? »

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