Nicole Moreau, Québec / Opinion, Le Soleil : 

(Québec) J’ai lu avec attention l’avis du GIRAM (Groupe d’initiatives et de recherches appliquées au milieu) sur le projet d’agrandissement du Port de Québec. L’analyse des documents déposés à l’agence canadienne d’évaluation environnementale sur le sujet laisse supposer que le projet du Port de Québec est, en grande partie, fondé sur un changement de mission du Port pour que celui-ci se lance dans le transport du pétrole.

Une telle hypothèse s’appuie sur différents éléments non négligeables mentionnés dans cet avis, dont une prise de position du président-directeur général du Port de Québec, Mario Girard, en octobre 2014, qui affirmait ceci: «Les nouvelles infrastructures planifiées par le Port de Québec à la baie de Beauport permettraient d’exporter du pétrole brut provenant des sables bitumineux de l’Ouest canadien» (propos rapportés dans Le Soleil du 11 octobre 2014).

Cet avis est confirmé au Devoir en avril suivant, de la manière suivante : «Les nouvelles installations portuaires « consolideront la capacité canadienne d’exportation ». Il faut aussi rappeler une analyse TERMPOL soumise à Transport Canada en 2015, une telle analyse s’applique aux terminaux maritimes et aux sites de transbordement pour les hydrocarbures, les produits chimiques ou le gaz liquéfié, des cargaisons susceptibles de présenter un risque de sécurité pour le transport maritime ou pour la sécurité publique, ou encore pour le milieu marin.

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