Olivier Dessibourg / Le Temps :

L’incrustation, dans les tissus, d’éléments électroniques permettant de capter et de stocker l’énergie environnante — mouvements, chaleur, solaire — et servant à alimenter divers capteurs intégrés est un domaine de recherche en plein essor.

« Habit de soie n’a pas de puce. » À l’heure de l’« Internet des objets » et du tout connecté, ce proverbe estonien n’est plus vrai — si, bien sûr, l’on comprend par « puce » des circuits électroniques ou capteurs en tous genres. Depuis peu, le monde du textile s’empare des technologies numériques et les incorpore aux matériaux bruts. Mieux, ces composants électroniques nécessitant souvent des accus pour fonctionner, les tissus mêmes deviennent des interfaces pour capter l’énergie, voire la stocker. Pagnes solaires, pulls thermosensibles ? Vestes-batteries ? Voilà les technologies sur lesquelles travaillent des dizaines de groupes dans le monde, dans un domaine en plein boom.

Les chiffres sont vertigineux. « D’ici à 2025, il y aura 50 milliards d’objets connectés dans le monde, estime Adrian Ionescu, professeur de nanoélectronique à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Cela représente une consommation d’énergie énorme ! » Concernant les seuls textiles électroniques (e-textile), le marché devrait croître de 36 % au moins d’ici à 2022, selon la société Occams Business Research Consulting, dans une analyse de novembre 2016.

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