Alexandre Shields / Le Devoir :

En rejetant l’exploitation pétrolière, le gouvernement Couillard pourrait s’offrir la marge de manoeuvre nécessaire pour dire «oui» à d’autres projets controversés

Qui, dans la sphère politique québécoise, veut encore du pétrole très hypothétique d’Anticosti ? Plusieurs en ont rêvé depuis 50 ans, mais à entendre les candidats à la direction du Parti québécois et le premier ministre Philippe Couillard, le rejet du projet serait pour ainsi dire définitif. Pourquoi alors poursuivre les investissements de fonds publics ? À moins que la fin de non-recevoir de Québec soit utilisée au final pour promouvoir d’autres projets controversés. Novembre 2002. Le gouvernement péquiste de Bernard Landry annonce la création de la nouvelle division Hydro-Québec Pétrole et gaz. Sa mission ? Déterminer, grâce à un budget de 330 millions de dollars, si le sous-sol québécois renferme un potentiel pétrolier et gazier exploitable. On vante alors les « avantages à la fois économiques et énergétiques » d’une telle extraction d’énergies fossiles.

Lire sur Le Devoir