Pierre Vallée / Collaboration spéciale, Le Devoir :

La Ville de Victoriaville est résolument engagée en développement durable. Cet engagement, qui ne date pas d’hier, se reflète dans ses pratiques, certes, mais surtout teinte l’ensemble de sa vision, et la pousse à mettre en place des innovations audacieuses.

« L’engagement de la Ville de Victoriaville remonte à plusieurs années, explique Michel Lessard, directeur général de la municipalité. Je crois même que Victoriaville a été l’une des premières municipalités au Québec à installer la collecte sélective. Aujourd’hui, nous offrons à nos citoyens la collecte sélective à trois bacs, le bac vert pour le recyclage, le bac brun pour les matières putrescibles, que nous compostons ensuite, et le bac noir pour les déchets qui restent. » L’efficacité de cette sélection collective n’est plus à démontrer. « Cela nous a permis de détourner du site d’enfouissement 65 % de tous les déchets produits dans la municipalité. Aujourd’hui, nous avons même dépassé l’objectif fixé par le gouvernement du Québec en ce qui concerne la gestion des matières résiduelles. »

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Programmes d’infrastructures : Les gouvernements doivent tenir compte des changements climatiques

Hélène Roulot-Ganzmann / Collaboration spéciale, Le Devoir :

Signature d’une entente de collaboration avec l’Association des municipalités de l’Ontario et celle des maires de France, participation au Sommet des élus locaux pour le climat en marge de la COP 21 à Paris, mise sur pied d’un Comité sur les changements climatiques, tenue d’un forum sur les changements climatiques lors de ses assises annuelles, mise au point d’un programme de formation pour appuyer les élus ; depuis un an, l’Union des municipalités du Québec (UMQ) semble avoir réellement pris la problématique des changements climatiques à bras-le-corps.

« Paris, c’est un tournant,confirme Suzanne Roy, présidente du Comité sur les changements climatiques à l’UMQ. C’est la reconnaissance officielle du rôle des communautés locales pour changer les choses. Cette mobilisation des maires du monde pour dire : “Écoutez, c’est chez nous que ça se passe : l’aménagement du territoire, c’est dans nos cours, le transport collectif, c’est chez nous, l’économie énergétique, toute la gestion des matières résiduelles, c’est au quotidien que ça se vit dans les villes.” »

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Fondaction : Partenaire de la décarbonisation

Réginald Harvey / Collaboration spéciale, Le Devoir :

Fondaction accentue sa participation à des projets d’économie sociale et manifeste toujours de l’intérêt envers les enjeux environnementaux. Ce fonds de travailleurs arrive à concilier une mission de développement économique avec une prise en compte d’un meilleur traitement réservé à la planète : les deux concepts font partie d’une même raison d’être.

À la fin du mois dernier, Fondaction et la Caisse d’économie solidaire rendaient publique la mise sur pied d’un outil financier sur mesure pour financer l’achat de crédits compensatoires sur le marché du carbone Québec-Californie. Voilà un autre exemple des avancées consenties récemment vers des investissements bénéfiques à l’environnement. Son président-directeur général, Léopold Beaulieu, rappelle à ce sujet que « Fondaction s’est tourné résolument vers l’ensemble de ces nouveaux investissements, dans les entreprises et les fonds spécialisés, qui contribuent au développement durable ». C’est devenu une règle générale.

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Approche écosystémique du développement : 3200 étudiants s’inscrivent au cours en ligne de Concordia

Etienne Plamondon Emond / Collaboration spéciale, Le Devoir :

Pour offrir un cours gratuit et accessible partout dans le monde sur l’approche écosystémique, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), basé à Nairobi au Kenya, a fait appel à Peter Stoett, directeur du Centre de recherche Loyola sur la durabilité (CRLD) de l’Université Concordia.

L’approche écosystémique, ou par écosystème, consiste en une action prenant en compte tous les éléments, qu’il s’agisse de l’eau, la terre, la forêt, la faune, les collectivités humaines ou de leurs interactions, pour permettre une meilleure conservation de la biodiversité et un développement plus durable. Elle est notamment reconnue dans la Convention sur la diversité biologique, ratifiée par 168 États.

« L’approche écosystémique est importante, dit David Ainsworth, agent d’information au Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique (SCDB), basé à Montréal. Ça implique que, lorsqu’on aborde des questions de gestion des ressources naturelles ou de préservation de la biodiversité, il faut les regarder dans une perspective plus large. » M. Ainsworth souligne que cette approche constitue « un outil » qui favorise l’atteinte des trois objectifs de la Convention sur la diversité biologique, soit la conservation de la biodiversité, l’utilisation durable de ses éléments et le partage équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques.

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