Bruno Bisson / La Presse :

Si les réseaux de transports collectifs de la région métropolitaine n’existaient pas, il y aurait près de 700 000 véhicules de plus sur les routes du Grand Montréal. La distance du parcours quotidien de chaque automobiliste s’allongerait du tiers. Et la population de la grande région de Montréal devrait consommer, chaque année, presque 1,7 milliard de litres d’essence de plus.

Les déplacements motorisés, plus longs en raison de la congestion accrue, et surtout plus nombreux, produiraient presque 4 millions de tonnes de gaz à effet de serre (GES) de plus par année dans la seule région métropolitaine.

Ces scénarios, qui auraient des conséquences catastrophiques sur la circulation et sur l’aménagement du territoire, ne sont pas tirés d’un roman de science-fiction ni des cauchemars d’un écologiste angoissé. Ils découlent des conclusions d’une étude réalisée par la Société de transport de Montréal (STM) au cours de la dernière année pour mesurer les émissions de GES évitées grâce à l’utilisation des réseaux de transports en commun de la métropole.

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Près de 4 millions de tonnes de pollution évitées avec le transport en commun

Marie-Eve Shaffer / Journal Métro :

Les réseaux de bus, de trains de banlieue et de métro qui desservent la région de Montréal ont permis d’éviter que 3,911 millions de tonnes de pollution ne soient émises en 2015.

C’est ce qu’une étude portant sur l’impact des transports collectifs dans les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), dont les résultats ont été dévoilés lundi, a révélé. Elle a été réalisée par la Société de transport de Montréal, avec l’aide de Québec et des autres sociétés de transport de la région métropolitaine, et ses résultats ont été validés par la firme d’expert-conseil Golder.

«Ces résultats sont quand même un peu spectaculaires. Ils sont au-delà de nos attentes, a affirmé lundi le gestionnaire corporatif en développement durable de la STM, André Porlier. Ce dernier a précisé que les hypothèses de travail étaient très conservatrices pour éviter que les résultats ne soient surévalués.

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