Florence Sara G. Ferraris / Le Devoir :

D’un point de vue strictement technologique, les voitures autonomes sont pratiquement prêtes à prendre d’assaut les routes du monde. Cette énième révolution motrice pourrait avoir un important impact sur le nombre de blessés et de morts qui est dû, chaque année, aux inadvertances humaines. Mais alors que certains États et villes les accueillent déjà à bras ouverts, d’autres, comme le Québec, tardent à prendre les dispositions nécessaires pour permettre l’implantation de ces avancées. Tour d’horizon.

L’arrivée des véhicules autonomes pourrait avoir une large incidence sur la quantité d’accidents qui surviennent, chaque année, sur nos routes. De fait, de nombreuses études ont déjà démontré que, dans près de 90 % des cas des collisions routières, ce sont des facteurs humains — et donc évitables — qui sont en cause. Réflexes trop lents, moments d’inattention ou facultés affaiblies sont notamment cités dans ces rapports comme facteurs accidentogènes. Dans cette logique, retirer l’être humain de derrière le volant pour le remplacer par une technologie de pointe pourrait faire chuter drastiquement le nombre d’accidents répertoriés.

Dans une nouvelle étude rendue publique en début d’année, le Global Positioning Specialists (GPS), un groupe de recherche australien qui s’intéresse notamment à l’optimisation des gestions de flotte, indique qu’une commercialisation massive des véhicules autonomes pourrait, à terme, faire économiser très gros aux gouvernements du monde entier. « Chaque année, les États encaissent des pertes incroyables en raison des accidents de la route, explique le porte-parole de l’organisation Joshua Frisby. Au Canada, on parle de près 30 milliards de dollars. »

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