L’auteur, Jean-Marie Giguère, est président de la Fédération de l’UPA de la Mauricie / Opinion, Le Nouvelliste :

Alors que l’on déploie mer et monde pour mettre en valeur les produits du Québec, qu’on clame haut et fort «achetons chez nous!», le ministre Paradis abolissait, le 4 août dernier, l’obligation d’étiqueter les fruits et légumes frais de la mention «produit du Québec». Il remettait donc entre les mains des détaillants le soin d’identifier la provenance de leurs étals. Le 10 août, il faisait volte-face en réintroduisant cette obligation. Lors de sa décision initiale, le ministre n’était-il pas au fait que le consommateur se soucie de plus en plus de la provenance des produits qu’il consomme? Ne se rendait-il pas compte que l’achat local est primordial pour le développement économique de nos régions? À l’évidence, notre ministre de l’agriculture semble en avoir manqué une et joue du hockey de rattrapage! Encore…

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Une erreur? Plutôt une faute

Jean-Marc Salvet / Le Soleil :

(Québec) ÉDITORIAL / Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, Pierre Paradis, a fait preuve de bon sens en annonçant rapidement la réintroduction de l’obligation d’identifier les fruits et les légumes québécois vendus en vrac par la mention «Produit du Québec». La disparition de cette obligation le 4 août était et demeure incompréhensible. Politiquement, le ministre devait agir. La levée de cette obligation aurait pu finir par devenir un symbole politique de laisser-aller et faire apparaître le gouvernement de Philippe Couillard comme indifférent à l’égard du Québec et de ses agriculteurs. (…)

Ne sommes-nous pas, de toute façon, à une époque où les consommateurs, dans une proportion importante, souhaitent être mieux informés? La provenance d’un produit est une vraie information. Dans ce dossier, ce n’est pas une erreur qui a été commise; c’est une faute.

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