Hélène Roulot-Ganzmann / Collaboration spéciale, Le Devoir :

La Ville de Montréal est très consciente des dangers que représentent les îlots de chaleur, et donc le fait de « dévégétaliser » des sites plutôt que d’opter pour des infrastructures naturelles. Mieux, elle démontre une bonne volonté… qui se perd souvent dans les dédales de l’administration, croit Yves Baudouin, directeur des programmes des cycles supérieurs du Département de géographie de l’UQAM. « Il y a trop de chefs », résume-t-il. « Prenons la Place des Arts, illustre le professeur. On a planté des arbres, fait pousser du gazon. Mais dans le même temps, on a arraché une cinquantaine de pommiers qui dataient d’Expo 67. Idem lorsque le stade des Alouettes ou encore l’Université de Montréal ont été agrandis. On a empiété sur la montagne. Ce sont toutes ces mesures qui, mises bout à bout, mènent à l’augmentation des îlots de chaleur. 

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